Ce matin, je me suis réveillé avec le nom de Jean-Baptiste Poquelin en tête... Aucune idée pourquoi... Du coup, n'ayant pas encore vu le temps qu'il faisait, j'ai un moment hésité... Après plusieurs jours consacrés aux rayons au Chuv et avant de reprendre une nouvelle série dès lundi, mon vendredi se passerait-il sous le signe de Molière, un des classiques que je me suis promis de revisiter en cas de pluie ?


Le store levé, le soleil à l'horizon plus d'hésitation. Ce sera direction le golf. Un coup de fil à Sion, et la partie était réservée, le départ fixé à 11h50. Juste le temps de rejoindre un de mes potes du club de Chamonix.
Aussitôt dit, aussitôt fait, nous voici sur le parcours, fort couru par cette splendide météo. Un, deux, trois... 18 trous. A peine le temps de dire ouf que, quatre heures plus tard, notre parcours s'achevait... Une fois de plus, que du bonheur !
S'il m'avait vu aujourd'hui, entre drives et piques amicales, Molière m'aurait peut-être traité de malade imaginaire... Peut-être aussi aurait-il, avec son don de l'observation, remarqué le lien qui m'unit à mon partenaire de golf du jour... C'est en effet à Sébastien, que j'avais demandé d'organiser avec nos potes du "una mas de Chamonix" le port de mon cercueil le jour où surviendra mon ultime voyage...
Changement de décor, hein ? En effet, de même que j'anticipe mes coups au golf, de même j'ai organisé mon ensevelissement ... Histoire d'épargner cette tâche à ma famille... Et puis, ainsi, c'est une affaire réglée. L'entreprise de pompe funèbre vient de m'envoyer le devis de cette dernière chorégraphie, treize mille francs et quelques centimes pour partir en paix.
Viendra bien le jour où j'aurai tourné la page, quitté la scène... Le plus tard possible, hein ? dans dix ans, vingt ans ???
Vu ce qui se passe en Valais, j'ai de plus en plus l'impression que lui tout la haut a encore ici bas quelques missions à me confier ... (sourire)


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